Cinéma d’art et essai_Marcq en baroeul_2017-2020

MAITRE D’OUVRAGE :
Ville de Marcq en baroeul
MAITRE D’OEUVRE :
HBAAT mandataire, en association avec V+
CHARGÉ DE PROJET :
Heleen Hart, Mathieu Berteloot et Jean Philippe David
MAITRISE D’OEUVRE ASSOCIÉE :
Greisch / BET structure ; BEA / bureau d’étude fluides ; DADALUX / BET acoustique ; JM Becquart / économie; Leblanc Venacque / paysagiste ; Théâtre project / scénographe
PROGRAMME :
Réalisation d’un cinéma d’art et essai associé à une salle festive et un espace musical.
BUDGET :
6 000 000 Euros/HT (2017)
RÉALISATION :
Etudes en cours
CRITERES HQE :
Bâtiment BBC, soit Cep, réf – 60%
Ventilation double flux
Architecture avec un double mur, composé d’une brique artisanal de parement, et une isolation complète par l’extérieur 
Construction harmonieuse à faible impact
Gestion des déchets (charte chantier propre et gestion dans le fonctionnement du cinéma)
Récupération des eaux de pluie pour l’usage des sanitaires, et l’arrosage des espaces extérieurs

 

Le nouvel espace cinématographique et festive en lieu et place d’une ancienne salle polyvalente (Doumer) est une opportunité urbaine et programmatique exceptionnelle pour la ville de Marcq-en-Barœul. La commune a l’ambition de construire un équipement festif et cinématographique, en proposant un univers spatial et une qualité architecturale unique. La mise en place de ce nouvel équipement conduira à la requalification de la place Doumer et contribuera au développement de ce quartier en entrée de ville en insufflant une dynamique de jour comme de nuit. Nous avons imaginé ce futur équipement comme un espace culturel et cinématographique à l’opposé des salles des fêtes et ou des cinémas classiques, qui sont trop souvent des objets décontextualisés et sans âme. Notre proposition, se revendique au contraire comme un projet empreint d’une dimension contextuelle forte propre à la commune de Marcq-en-Barœul tout en ré interprétant de manière résolument contemporaine un double héritage.

D’une part, par une relecture des calepinages et de la maçonnerie de briques, qui caractérise le vocabulaire architectural et urbanistique de la ville. Et d’autres part, par l’influence de l’esprit « cinéma familiale » qui demeure encore aujourd’hui à travers le Colisée Lumière. Notre proposition se veut inspirée et se revendique d’une histoire de l’équipement cinématographique sans en faire un pastiche. Il n’est pas question de refaire la façade art déco, ou encore la salle décorative du Colisée mais plutôt d’envisager le nouvel espace Doumer en composant avec cet héritage reconnu et apprécié des Marcquois.

Le projet se compose de deux échelles. La première, celle du piéton, avec une strate basse très ouverte, intégralement vitrée sur les espaces d’accueil et le foyer, visibles depuis le parvis. Et une seconde échelle, celle du programme, formée par de grandes masses hautes et opaques dictées par le programme festif et cinématographique. Pour cette raison, nous avons pris le parti de décomposer ce programme en trois entités détachées les unes des autres. Nous avons organisé l’ensemble autour d’un vide formé par une terrasse haute et deux « failles » que sont le hall et les circulations du cinéma d’un côté et le hall de la salle festive de l’autre. En retrait des limites de mitoyenneté, cette disposition respecte l’échelle du piéton sur la place mais aussi celui des habitants qui possèdent des jardins en fond de parcelle.